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Prostitution - Wikipédia

mercredi 8 décembre 2010, par Izane

Prostitution - Wikipédia

Prostitution

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La prostitution (du latin prostituere mettre devant, exposer au public) est une activité consistant à accepter ou obtenir, en échange d’une rémunération, des relations sexuelles. Bien que cette activité soit pratiquée par les membres des deux sexes, elle est le plus souvent le fait des femmes, mais cela concerne aussi les hommes dans le cadre de prostitution hétérosexuelle, homosexuelle, travesti ou transsexuelle. Le terme générique employé est prostitué(e).

  Histoire

L’entremetteuse, œuvre du peintre Dirck van Baburen en 1622 Article détaillé : Histoire de la prostitution. Article connexe : Prostitution sacrée.

Dans la civilisation méditerranéenne et européenne, l’attitude prohibitionniste (’la prostitution est une activité immorale qui doit être réprimée et abolie’) a existé depuis les premiers temps historiques et les mesures abolitionnistes, malgré leur inefficacité patente, sont maintenues jusqu’au XIIe siècle. L’attitude de la réglementation (’la prostitution est une activité comme une autre qu’il suffit de réglementer’) a été chronologiquement la seconde attitude, au XIIe siècle les réglementations renaissent et finissent par se généraliser.

Au XVIe siècle, les mesures abolitionnistes réapparaissent dans toute l’Europe. Elles sont à nouveau remplacées par des réglementations au XIXe siècle. À la fin du XIXe siècle, avec les combats de Josephine Butler, l’abolitionnisme moderne naît dans la Grande-Bretagne victorienne. La France, qui a été le pays d’origine du réglementarisme, change d’orientation en 1946 et adopte un régime abolitionniste.

  Les politiques actuelles vis-à-vis de la prostitution

Activiste des prostitués à Paris en France, octobre 2005 Dr. Camille Cabral, une Activiste des prostituées à la Pute Pride à Paris en France, le 18 mars 2006

  En général

La prostitution intéresse les autorités sur le plan fiscal, moral et sanitaire. Les politiques des pouvoirs temporels et religieux sont connues et expérimentées depuis longtemps. Toute politique vis-à-vis de la prostitution est difficile à cause de la difficulté de prouver qu’une relation sexuelle a eu lieu suite à un échange d’argent.

On peut distinguer globalement trois conceptions de la prostitution, produisant trois approches politiques des États sur l’existence de la prostitution : réglementariste : pour les réglementaristes, la prostitution est une activité comme une autre qu’il suffit de réglementer ; une activité professionnelle normale que l’État doit réguler comme toutes les autres, encadrer cette activité dans un cadre légal, c’est-à-dire en protégeant les droits des travailleurs de même qu’en prévenant et en limitant les abus des employeurs. Les personnes prostituées sont considérées comme des "travailleurs du sexe". abolitionniste : pour les abolitionnistes, la prostitution est une forme d’exploitation et une atteinte à la dignité humaine qui doit être abolie. Les personnes prostituées sont des victimes et les proxénètes des criminels. Les personnes prostituées ne sont pas sanctionnables ; les clients peuvent être sanctionnés. prohibitionniste : les personnes prostituées et les proxénètes sont des criminels ; police et justice sanctionnent ces activités. Les clients peuvent être sanctionnés.

Dans l’Europe d’aujourd’hui, les deux tendances principales et opposantes sont couramment l’abolitionnisme et la réglementarisme.

Comme les politiques des pays européens vis-à-vis de la prostitution (qui ne sont pas forcément conformes à leur législation officielle) sont différentes et parfois opposées, elles peuvent parfois être contournées par les moyens modernes de communication et les possibilités de tourisme sexuel. Par exemple la Belgique, qui a une législation quasiment identique à celle de la France, permet de fait, contrairement à la France, l’exploitation de maisons de tolérance sur une grande échelle, et leur publicité dans des médias de presse ou sur internet. Autre exemple, la publicité par internet pour des services dits d’escorting se fait à partir de ces pays plus tolérants, à destination de pays ou une telle publicité est prohibée.

  La réglementation

La réglementation s’est souvent faite par le biais de lois et de registres de prostituées. Aujourd’hui, les résultats les plus aboutis de la logique réglementariste se trouvent dans les législations des Pays-Bas et de l’Allemagne. Dans ces deux pays toutes les entreprises de 15 employés et plus, y compris les bordels, doivent obligatoirement « avoir à l’emploi » des apprentis sous peine de pénalités financières. L’Autriche et la Suisse sont les deux autres pays réglementaristes, la Grèce présentant une situation intermédiaire.

  L’abolitionnisme

La majorité des autres pays européens - pas mentionnés ci-dessus sous ‘réglementation’ - sont abolitionnistes. Ils refusent toute réglementation qui ne peut que cautionner l’existence de la prostitution. En France, comme en Belgique, la prostitution est autorisée (à l’exception des mineurs et des personnes vulnérables, femmes enceintes, handicapés), mais le proxénétisme y est interdit. Le racolage, y compris passif depuis 2003, l’est également en France. En Suède, le client est puni avec une amende ou 6 mois de détention depuis le 1er janvier 1999, mais les prostituées ne sont pas pénalisées. [7] En Norvège, aussi, la loi interdisant l’achat de sexe sous peine d’encourir jusqu’à 6 mois de prison et/ou une amende ; les prostituées ne sont pas pénalisées. [8] En Islande, aussi, l’achat de services sexuels est criminalisé (les clients sont puni par la loi, mais les prostituées ne sont pas pénalisées) [9] [10]. La France devenait le pays le plus engagé contre les réglementations dans les instances internationales. Depuis la loi française « Marthe Richard » (voir Histoire de la prostitution) de 1946, l’abolitionnisme ne lutte plus seulement pour l’abolition de la réglementation de la prostitution mais pour l’abolition de la prostitution dans son ensemble.

Pour des détails des politiques et des événements français récents, ou moins récents, vis-à-vis de la prostitution, voir Histoire de la prostitution.

  Prostitution en Europe

 Prostitution légale et encadrée par des lois Prostitution (échange d’argent pour des relations sexuelles) légale, mais les activités organisées (maisons closes ou proxénétisme) sont illégales Prostitution illégale Non renseigné

  Pays où les relations sexuelles rémunérées sont autorisées ou légiférées

La prostitution existe dans de nombreux pays ; cette tolérance peut aller de la légalisation totale, à l’interdiction supposée, en passant par des réglementations diverses. Les références associées à chaque pays pointent soit sur un article précisant l’existence de la prostitution dans le pays, soit sur des références légales (France, Royaume-Uni). En Afrique

Burkina Faso [1], Sénégal [2], Tanzanie[3] En Amérique Argentine [4], Brésil [5], Canada (illégal) [6] États-Unis (plusieurs comtés du Nevada) En Asie Inde [7], Tadjikistan[3], Taïwan [8]

  Pays qui interdisent les relations sexuelles rémunérées

En Afrique Algérie[réf. nécessaire], Égypte[3], Maroc[3], Tunisie , Les Comores [9] En Amérique Belize[3],Canada, États-Unis (sauf dans dix comtés du Nevada, où elle est réglementée)[10] et [3] En Asie Arabie saoudite[11], Birmanie[3], Corée du Sud[3], Émirats arabes unis[3], Iran [12], Laos[3], Mongolie[3], Népal[3], Philippines[3], République populaire de Chine [13] Sri Lanka , Viêt Nam [14] Yémen[15].

  Les pratiques

Camionnettes dans lesquelles exercent des prostituées, à Lyon, France fille à soldat : Prostituée qui opère autour des armées en campagne et des casernements. On parle aussi de BMC, « bordel militaire de campagne », en référence aux camions GMC[réf. souhaitée]. abattage : Pratique qui consiste à se prostituer un grand nombre de fois par jour avec des prix très bas. Les maisons d’abattage furent le plus souvent fréquentées par les clients peu fortunés : militaires (voir femmes de réconfort), marins et migrants. Depuis quelques années cette pratique fait un retour en force par le biais des "tour" : des escortes des pays de l’est s’installent pour une courte période dans un hôtel d’une grosse ville européenne et reçoivent un grand nombre de clients par jour (souvent plus de 10)[réf. souhaitée]. En France, il faut dire que ce fut jusqu’à plus de 50 clients pour certaines filles dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris, avant la loi dite “rattachement des familles”. Les passes étaient alors pratiquées sans aucune hygiène : ni savon, ni préservatif. De nos jours, la prostitution dans les camionnettes ou autocaravanes du bois de Vincennes, s’apparente à l’abattage : quotidiennement, plus d’une trentaine de fellations pour telle ou telle fille aux heures de "sortie des bureaux"[réf. souhaitée]. escorte ou call-girl : personne qui se prostitue sur simple appel téléphonique. La personne qui se prostitue peut recevoir, à domicile ou à l’hôtel (in-call en anglais), ou se déplacer (out-call). Les numéros sont diffusés par des revues de petites annonces ou de plus en plus par Internet. Cette pratique est considérée comme la forme la plus enviable de prostitution, car généralement mieux rémunérée, permettant éventuellement de rester indépendante (donc de garder l’ensemble des gains), de travailler à son rythme et de ne pas s’exposer sur la voie publique. La prostituée peut être indépendante ou exercer par le biais d’une agence. Certaines escortes dites "de luxe" peuvent, moyennant finance prendre l’avion et ainsi avoir une activité et une renommée planétaire. On retrouve aussi des hommes dans cette activité, et bon nombre d’actrices du cinéma pornographique[réf. souhaitée]. prostitution de rue ou tapin : prostitution qui consiste à racoler les clients en marchant sur la voie publique, en prétendant faire de l’auto-stop, ou assise (chaise personnelle, escaliers d’entrée d’immeuble, etc.), mais généralement dans une tenue aguichante. La forme la plus voyante est limitée par la police à certaines rues et certains horaires, dits du quartier chaud mais certaines prostituées à l’allure discrète opèrent dans les quartiers passants. Les premiers prix pour une "passe" se situent autour de 40 euros. En 2004, dans l’ouest de l’Europe, des filles proposaient généralement des services dans la voiture à 30 et 50 euros pour dix minutes. Dans certains pays cette prostitution a lieu le long des routes passantes et sur les aires d’autoroute. La prostitution de rue est considérée comme la forme la plus dangereuse d’activité. [16] linups : dans certains cas, une maquerelle (ou mama-san s’il s’agit d’une asiatique) racole auprès d’un van qui contient les filles. Quand un automobiliste s’arrête les prostituées sortent du van pour lui permettre de choisir[réf. souhaitée]. prostitution de vitrine : forme de prostitution typique des pays froids mais limitée à certains quartiers (red light district). La prostituée s’expose en tenue légère dans une vitrine. La négociation se fait par gestes à travers la vitre ou à travers une fenêtre prévue à cet effet. C’est une forme de prostitution particulièrement répandue aux Pays-Bas et en Belgique. maisons closes : appelées clubs, boudoirs, studios, cabarets ou saunas, ces établissements permettent aux filles de recevoir leurs clients. Ces maisons vont du bouge à l’établissement grand standing avec sabot de paiement par carte. Le client qui y rentre peut demander à voir les filles pour en choisir une après une revue de détail. prostitution en discothèque : la prostitution peut avoir lieu dans tout endroit fréquenté par de potentiel(le)s client(e)s. Cela peut être une discothèque comme une rave party. radasse : Prostituée qui racolait dans les bars peu fréquentables anciennement appelés rades. flirty-fishing : forme de « prostitution missionnaire » mise au point dans la secte des Enfants de Dieu et pratiquée entre 1975 et 1987 : les jeunes et jolies fidèles usaient de leur charme pour fournir de nouveaux adeptes à leur gourou, David Berg (dit Moïse-David)[réf. souhaitée]. Officiellement cette pratique n’a plus cours, la secte ayant été dissoute en 1978.

prostitution étudiante : en France, la pauvreté des étudiants (200 000 en situation financière difficile) conduit des jeunes femmes et, à moins grande échelle, des jeunes gens à financer leurs études en vendant leurs "services", par exemple par le moyen d’annonces sur Internet. Ce phénomène est dans ce pays en augmentation. Le syndicat SUD Étudiant avance le chiffre de 40 000 personnes concernées[17].

Les moyens de rencontre utilisés pour des relations sans rémunération comme les agences matrimoniales et les forums de rencontres peuvent aussi être détournés : la véritable nature de la relation est dévoilée au dernier moment.

  Enjeux contemporains

La prostitution est parfois considérée comme un problème car, lorsqu’il n’existe pas de cadre légal pour l’exercer, elle est souvent aux mains de la criminalité organisée. Les prostituées peuvent alors être victimes d’une forme d’esclavage. Les prostituées sont également concernées par les maladies sexuellement transmissibles et les convoitises que provoquent leurs revenus.

Pour les riverains, la prostitution de rue est souvent très mal vécue car, en terme d’image, elle aurait pour conséquence indirecte de dévaloriser les propriétés du quartier.[réf. souhaitée] Les riverains se plaignent parfois de nuisances causées par les prostituées et se montrent favorables à l’option du cantonnement de la prostitution dans des maisons closes ou des zones urbaines spécifiques, mais cette option relève de la logique NIMBY (Not in my back yard - "pas dans ma cour") et a pour seul but, tout comme la répression du racolage, de chasser la prostitution de l’espace public pour la reléguer dans des lieux clandestins ou des zones isolées où les prostituées seront encore plus vulnérables.[18]

  Économie

Beaucoup de femmes, dans le cadre de cette activité, immigrent vers des pays parfois très éloignés.

De plus, dans le cadre spécifique de la prostitution forcée, des réseaux criminels peuvent utiliser des techniques de contrainte comme la confiscation de papiers d’identité, le chantage familial, la surveillance par des souteneurs. Il arrive que les prostituées soient l’objet de trafic et soient vendues. Elles peuvent également être droguées de force afin d’être plus facile à surveiller.

Selon Sabine Dusch[19], la prostitution engendrerait un chiffre d’affaires mondial de 60 milliards d’euros. En 1998, l’Organisation des Nations unies[20] estimait que, chaque année, 4 millions de personnes se prostitueraient, ce qui générerait entre 5 et 7 milliards de dollars US de profits aux groupes criminels.

Des études récentes reprises par Richard Poulin estiment que 85 à 90 % des personnes prostituées dans le monde seraient liées à un proxénète.

  Prostitution animale

La prostitution a été observée chez des espèces animales non humaines, notamment chez les macaques à longues queues (Macaca fascicularis) qui proposent d’offrir non pas de l’argent mais un service consistant à épouiller une femelle et à nettoyer son pelage avant d’obtenir ses faveurs. Ainsi une étude publiée en décembre 2007 dans la revue Animal Behavior, réalisée entre 2003 et 2005 par Michael Gumert, un spécialiste du comportement animal de l’université technologique Nanyang de Singapour, portant sur cinquante groupes de macaques à longue queue et 243 séances d’épouillage et réalisée dans le Parc national de Tanjung Puting à Kalimantan Tengah en Indonésie, a constaté une augmentation de l’activité sexuelle après un épouillage, le nombre de rapports sexuels des femelles passant de 1,5 par heure en temps normal à 3,5. La durée du soin peut aller de quelques secondes à une demi-heure voire plus, et elle augmente si le mâle a un statut inférieur ou si le nombre de femelles est restreint[21].

La prostitution existerait également chez les manchots Adélie et certains insectes[22],[23].

  Vocabulaire

Autour de la prostitution s’est créé un vocabulaire argotique pour décrire l’activité ou la personne l’exerçant. Le plus souvent, ces expressions ont pris un caractère péjoratif.

On qualifie par exemple une prostituée - mais aussi une femme libertine - de « femme de mauvaise vie »...

Les prostituées peuvent également parfois être appelées "femmes de joie", dans un registre plus enjoué et moins péjoratif.

Faire le trottoir : métonymie décrivant la façon dont la prostituée attend un client. En créole d’Afrique de l’Ouest, une prostituée est une « trottoire » ou une « cul-boutique ».

  Expression

La prostitution est parfois appelée « le plus vieux métier du monde », ce qu’interroge l’historienne Michelle Perrot. Dans l’Ancien Testament, voir Tamar (Bible) et Rahab. Dans le Nouveau, voir Marie-Madeleine.

Pour des anthropologues ce serait plutôt le chamanisme, avec les guérisseurs, qui aurait droit à cette dénomination[24] tandis que pour d’autres ce serait le métier de sage-femme. D’ailleurs le terme métier eut un sens varié au cours du temps historique.

Seule entre toutes les cités, Sparte est réputée en Grèce pour n’abriter aucune pornê. Plutarque[25] l’explique par l’absence de métaux précieux et de véritable monnaie — Sparte utilise une monnaie de fer qui n’est reconnue nulle part ailleurs : aucun proxénète ne trouverait d’intérêt à s’y installer. De fait, on ne trouve pas de trace de prostitution commune à Sparte à l’époque archaïque ou classique.

À cela, nous pouvons ajouter ce commentaire de Martine Costes-Péplinski : « La première trace de vie humaine retrouvée à ce jour remonte à 6 millions d’années, le premier outil date de 2,5 millions d’années alors que la prostitution apparaît, comme la guerre, seulement à la fin du néolithique, soit 5000 avant Jésus Christ au grand maximum. C’est dire si hommes et femmes ont partagé mille autres occupations et préoccupations avant de s’adonner à celle-ci... »

Pour paraphraser, l’avocate féministe Gunilla Ekberg dénonce : « La prostitution, ce n’est pas le plus vieux métier du monde, c’est le plus vieux mensonge ».

  La prostitution dans la culture populaire

Pretty Woman La Surprise Réalisé par Richard Benjamin Complainte des Filles de Joie, de Georges Brassens la Catégorie:Prostitution au cinéma

  Études

Laure Adler : La vie quotidienne dans les maisons closes, 1830-1930, Hachette, 1990 Les Maisons closes, 1830-1930, Hachette "Pluriel", 2002 Alain Corbin, Les Filles de noce : Misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle, Flammarion "Champs", 1999 Catherine Deschamps, Le Sexe et l’argent des trottoirs, Hachette Littératures, 2006 Michel Dorais, Les Cow-boys de la nuit, travailleurs du sexe en Amérique du Nord, H&O Corinne Gauthier-Hamon et Roger Teboul, Entre père et fils, la prostitution homosexuelle des garçons, PUF, 1988 Marie-Elisabeth Handman et Janine Mossuz-Lavau (dir.), La Prostitution à Paris, La Martinière, 2005 Shirley Lacasse, Le travail des danseuses nues : au-delà du stigmate, une relation de service marchand, 2004, Lire en ligne présentation (www.iforum.umontreal.ca) Philippe Mangeot, « La femme au masque » dans Sept images d’amour, Les Prairies Ordinaires, 2006 (sur la mobilisation des prostituées contre l’instauration, avec la Loi pour la sécurité intérieure, du délit de racolage passif à l’automne 2002) Lilian Mathieu : Prostitution et sida, L’Harmattan, 2000 Mobilisations de prostituées, Belin, 2001 La Condition prostituée, Textuel, 2007. Gail Pheterson, Le prisme de la prostitution, Bibliothèque du féminisme. Georgina Vaz Cabral, La Traite des êtres humains ; Réalités de l’esclavage contemporain, Maspero, 2006 Jacques Solé, L’âge d’or de la prostitution : de 1870 à nos jours, Omnibus, 1993 (ISBN 2-2590-2706-7), Hachette Littérature, 1994 (ISBN 2-0127-8709-6) Paulette Songue, Prostitution en Afrique : l’exemple de Yaoundé, L’Harmattan, 2000 Christelle Taraud, La prostitution coloniale. Algérie, Tunisie, Maroc (1830-1962), Paris, Payot & Rivages, Coll. HISTOIRE, 2003, 496 p. (ISBN 9782228897051)

  Documents

Gabrielle Houbre (éd.), Le Livre des courtisanes : Archives secrètes de la police des mœurs (1861-1876), Tallandier, 2006 Alexandre Parent-Duchâtelet, La prostitution à Paris au XIXe siècle, Seuil « Points Histoire », 2008

 Témoignages

Claire Carthonnet, J’ai des choses à vous dire : une prostituée témoigne, Robert Lafont. Moi Christiane F., 13 ans, droguée prostituée, Mercure de France, 1981 Marthe Richard, Mon destin de femme, Laffont Maitresse Nikita et Thierry Schaffauser, Fières d’être putes, L’Altiplano 2007. Mes chères études, Laura D., Max Milo 2008.

  Enquêtes

Elsa Cayat et Antonio Fischetti, Le Désir et la putain ; Les Enjeux cachés de la sexualité masculine, Albin Michel, 2007 Jean-Luc Hennig, Les Garçons de passe ; Enquête sur la prostitution masculine, 1979 Le Livre noir de la prostitution, Albin Michel, 1999 Elisabeth Salvaresi, Travelo : enquête sur la prostitution travestie, Presses de la renaissance, 1982 Rithy Panh ; avec Louise Lorentz, Le Papier ne peut pas envelopper la braise, Grasset, 2007 [11]Prostitution : fragilité accrue au nom de la loi (rapport de Médecins du Monde) [12]De nouvelles zones de non-droit : les prostituées face à l’arbitraire policier (Rapport de la Ligue des droits de l’homme, du Syndicat de la magistrature et du Syndicat des avocats de France)

  Romans

Nelly Arcan, Putain, 2001 : roman partiellement autobiographique Germaine Azizi, Les Chambres closes, Stock Alphonse Boudard : La fermeture (1986) ; la fin des maisons closes ; Madame de Saint-Sulpice, éd. Du Rocher ; histoire d’une maison close de luxe. Jeanne Cordelier, La Dérobade, Phébus, nvle édition 2007. Josefine Mutzenbacher, Histoire d’une fille de Vienne racontée par elle-même, Gallimard Folio Malika Olam, Hétaïre, Les Inconsolables, 2007 Un joli monde : romans de la prostitution, Robert Laffont, coll. "Bouquins", 2008

  Notes et références

[1]http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2008/af/119021.htm] ↑ a  b  c  d  e  f  g  h  i  j  k  l  m  site du gouvernement français : fiche par pays, le statut de la prostitution tant masculine que féminine se trouve dans la section compléments : diplomatiehttp://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2008/wha/119145.htm] ↑ [2][3][4]Sisyphe.org - 5. Rarement un choix, la prostitution n’a pas que des causes économiquesCode Pénal - Tunisie ↑ Erreur de citation : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées eleuthera. ↑ L’Encyclopédie de L’Agora : Arabie Saoudite ↑ [Iran Resist - Iran : Une nouvelle estimation du nombre des exécutions et 3 nouvelles pendaisons [en 2006 : + 87]->http://www.iran-resist.org/article2342] ↑ [5][6]PDM : Troisième rapport présenté par le Yémen au Comité des droits de l’homme (extraits)Claude Goasguen - Député de Paris, 14ème circonscription - 16ème Sudrue89 ↑ Lilian Mathieu, sociologue, CNRS, « Femmes rebelles : Se prostituer ? Jamais par plaisir », dans Manière de voir, Avril-Mai 2003, p. 52 ↑ Dusch, Sabine (2002), «  Le trafic d’êtres humains  », Paris, Presses Universitaires de France ↑ Stalker, Peter (2000) «  Workers Without Frontiers. The Impact of Globalization on International Migration  », Organisation internationale du travail Genève ↑ Les macaques à longue queue « paient » les femelles pour s’accoupler. Christiane Galus. Article paru dans l’édition du 05.01.08. Lien vers l’article. ↑ BBC NewsCalifornia Wild Spring 2004 - Material Girls ↑ (en) Dr. Robert L. Carneiro «  Subsistence and Social Structure : An Ecological Study of the Kuikuru Indians  » 1957 ↑ Plutarque : Vie de Lycurgue, IX, 6

  Articles connexes

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Voir sur Wikisource : Prostitution.

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Voir « prostitution » sur le Wiktionnaire.

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur la prostitution. Dominant professionnel Prostitution en République populaire de Chine, en France, au Japon, au Népal, Prostitution étudiante Prostituée de Babylone Articles décrivant les phénomènes liés à l’esclavage sexuel : Esclavage | Esclavage moderne | Traite des Blanches | Femmes de réconfort | Call girl Prostitution | Proxénétisme | Tourisme sexuel

  Liens externes

(fr) Droits et prostitution, site du collectif regroupant les associations de travailleuses du sexe de France (fr) Le site de l’ Institut National de la Prostitution iprostitution.org Informations sur la prostitution, pour une normalisation des conditions de travail des prostituées. (fr) Travaildusexe.com, magazine social et culturel sur le travail du sexe (fr) Site sur la condition des femmes (important dossier abolitionniste sur la prostitution) (fr) Prostitutions.info (hostile à la prostitution, témoignages de personnes prostituées et de clients) (fr) Glossaire de la prostitution (fr) Les Putes (site du groupe activiste "Les Putes" d’auto-support et de lutte contre la putophobie) (fr) Conférence : La propriété de son corps et la prostitution

  [modifier] Sources

R. Radford, La prostitution féminine dans la Rome antique, Morrisville, Lulu, 2007. 168 p. ISBN 978-1-4303-1158-4. Fondation Scelles, La Prostitution adulte en Europe, Érès, Paris, 2002. Wiesner-Hanks Merry E., Christianity and Sexuality in the Early Modern World, Routledge, London, 2000. Rush F., Le Secret le mieux gardé : l’exploitation sexuelle des enfants, Denoël-Gonthier, Paris 1980 (1983). Solé J., L’Amour en Occident à l’époque moderne, Éditions Complexes, 1984 (Albin Michel, 1976). Theodore Zeldin, Histoire des passions françaises, 1848-1945, tome I, Ambition et Amour, Seuil, Points-Histoire, 1978.

Voir en ligne : Prostitution sur Wikipedia

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